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Par Fred Pixlab

Organisation FMC

La Formation Médicale Continue avec l’ANAFORCAL

Support indispensable à un exercice médical de qualité, la formation continue des médecins peut prendre différentes formes dont les plus connues sont la lecture d’articles médicaux, le suivi de cours ou de formations de type universitaire et la participation à des congrès.
Si ces moyens d’actualisation des connaissances ont longtemps constitué l’essentiel – et demeurent un élément important – des actions de FMC, ils ne sauraient pour autant résumer à eux seuls la démarche de formation des praticiens.

Au « savoir » lui-même doivent en effet être associés un « savoir-faire » et un « savoir être », garants d’une utilisation optimale des connaissances dans la démarche diagnostique et de soins proposée aux patients : par exemple, à quoi sert de maitriser parfaitement les bases théoriques d’un examen complémentaire si on ne sait comment le pratiquer ni en expliquer le résultat au malade ?

L’ANAFORCAL, qui fédère depuis 1982 les médecins allergologues désireux d’organiser eux-mêmes une formation continue de qualité répondant à leurs besoins, a connu toutes les évolutions de la FMC, depuis l’absence totale de tout dispositif dédié jusqu’à à l’obligation législative actuelle de Développement Professionnel Continu (DPC). Elle a appris à mixer au fil des années, après recueil des besoins des médecins, les formations cognitives et d’évaluation des pratiques professionnelles, l’actualisation des connaissances en sessions plénières de congrès ou en réunions d’enseignement postuniversitaire (EPU), et les échanges en ateliers thématiques réunissant une vingtaine de médecins :

  • comme organisatrice ou co-organisatrice de congrès ;
  • comme organisatrice, chaque année, de 24 ateliers thématiques et 2 ateliers de formation de ses cadres lors du Congrès Francophone d’Allergologie ;
  • dans le cadre de réunions de formation organisées par les associations régionales adhérentes ;
  • comme co-organisatrice du diplôme universitaire (DUFRAL) et interuniversitaire (DIUFRAL) de formation en allergologie à destination des praticiens d’Afrique et de l’Océan Indien.

Plus récemment enfin, dans le cadre de la démarche de DPC dont les grandes lignes sont détaillées ci-dessous, elle a réuni dans plusieurs programmes une évaluation des pratiques en ligne, une formation cognitive, un échange de pratiques en réunion présentielle et une analyse d’évolution des pratiques.

Cette volonté collective de développer la Formation Continue en Allergologie tout en en conservant la maitrise s’est faite dans un esprit de forte cohésion et de grande convivialité. Pour l’organisation même de la formation, « savoir », « savoir-faire » et « savoir être » sont aussi des piliers de l’ANAFORCAL.

Le DPC : mode d’emploi

La formation continue des médecins connaît encore une fois de grands bouleversements avec la création du Développement Professionnel Continu (DPC). Ce nouveau dispositif présenté comme une démarche qualité des professionnels de santé ayant « pour objectifs l’évaluation des pratiques médicales, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé » s’impose dès l’année 2013 aux médecins comme une obligation (Art.L.4133-1 de la loi HPST). Chacun nous doit donc désormais suivre et valider tous les ans un programme de DPC, et le respect de cette obligation sera évalué régulièrement par le Conseil Départemental de l’Ordre dont il dépend.
La complexité apparente de cette énième réforme et les nombreux acronymes qui y sont attachés (OGDPC pour organisme gestionnaire du DPC, ODPC pour Organisme de DPC, CSI pour commission scientifique indépendante, CNP pour Conseil National Professionnel, etc …) peuvent en dérouter et/ou décourager plus d’un, et le bureau de l’ANAFORCAL s’est initialement demandé s’il fallait engager la fédération dans une voie qui nous était imposée.
Au terme de notre réflexion nous avons néanmoins fait le choix de demander un agrément ODPC pour l’ANAFORCAL avec pour principaux objectifs de proposer à nos membres une solution pour valider leur DPC – ce qui relève de notre mission -, mais aussi de conserver aux allergologues une certaine maitrise du choix des sujets de leurs programmes.
L’équipe a beaucoup travaillé et le plus rapidement possible pour monter le dossier d’agrément et deux premiers programmes associant un audit clinique en ligne, des étapes de e-learning (pour lesquels nous avons conçu de novo un module en partenariat avec l’éditeur Elsevier), et une réunion présentielle en région organisée par les AREFORCALs.
Plus de 130 allergologues en 2013 et plus de 160 en 2014 ont ainsi validé leur DPC avec l’ANAFORCAL mais l’agrément (n° 2928) qui nous avait été délivré à titre transitoire a été suspendu le 3 novembre 2014 par la Commission Scientifique Indépendante des Médecins dans l’attente de renseignements complémentaires qui lui ont été fournis par voie de recours. La décision définitive est attendue avec impatience !

Le DPC ANAFORCAL : organisation

L’Organisme Gestionnaire du DPC (OGDPC) est la structure publique qui gère et finance l’ensemble du dispositif. Il délivre l’agrément des organismes formateurs sur avis de la Commission Scientifique Indépendante (CSI), composée de médecins de différentes disciplines qui se prononce sur la qualité du dossier et la conformités des programmes proposés. Ces derniers doivent porter sur des orientations nationales listées chaque année par l’OGDPC au niveau national ou proposées par les ARS au niveau régional, et doivent être construits selon les modalités définies par la HAS.

Le Conseil National Professionnel (CNP) d’allergologie et d’immunologie propose à la CSI des orientations pour les programmes de DPC concernant la discipline.

L’ANAFORCAL, agréée ODPC à titre transitoire jusqu’en novembre 2014, a conduit en 2013 et 2014 des  programmes de DPC dont certains incluaient une réunion régionale organisée en collaboration avec les AREFORCALs. Elle pourra reprendre immédiatement cette activité si la Commission Scientifique Indépendante des Médecins évalue favorablement le nouveau dossier qui lui a été remis.

E-learning Anaforcal

Anaforcal-learning.fr vous propose deux programmes de formation alternant des étapes en présentiel et en non présentiel (e-learning) :

  • Les hypersensibilités digestives non IgE médiées : du diagnostic à la prise en charge.
  • Le traitement des allergies respiratoires par immunothérapie allergénique.

Pour suivre l’un de ces deux programmes, inscrivez-vous d’abord sur le site : https://www.mondpc.fr/

NOUVEAUTÉS DANS LE TRAITEMENT DES ALLERGIES RESPIRATOIRES PAR IMMUNOTHÉRAPIES ALLERGÉNIQUES : DES NOUVEAUX GUIDELINES À LA PRATIQUE

L’immunothérapie allergénique est le seul traitement étiologique des maladies allergiques.

Pratiquée depuis plus d’une centaine d’années, elle n’a pas cessé d’évoluer, que ce soit en termes de voies d’administration (sous-cutanée/sublinguale), de galénique (gouttes/comprimés), et de qualité des extraits disponibles (standardisation de lots à lots et dosages des allergènes majeurs).

Elle dispose d’une documentation fondée sur les preuves, car elle a fait l’objet de nombreuses publications d’essais cliniques à grande échelle, de méthodologie rigoureuse (double aveugle contre placebo), dans la rhinite et dans l’asthme allergiques, que ce soit chez l’adulte ou chez l’enfant.

Elle bénéficie aujourd’hui de recommandations internationales émises en 2018, qui encadrent ses indications (en fonction de la pathologie présentée et de la nature de l’allergène concerné), et contre-indications (absolues et relatives), ses modalités de prescriptions, de mise en route, de suivi, et d’arrêt.

Ce programme de DPC a pour but de faire connaître ces recommandations et, à la lumière de celles-ci, d’évaluer la conformité des pratiques professionnelles, par le biais d’un audit portant sur 10 dossiers et se déroulant en 3 étapes : 1er audit rétrospectif en ligne, réunion présentielle puis 2e audit prospectif.

La réunion présentielle permettra à chaque participant de confronter sa pratique professionnelle aux recommandations. Elle sera l’occasion d’un partage d’expérience qui en fait toute la richesse.

Elle débouchera sur l’élaboration d’un plan d’amélioration à appliquer lors du second audit.

Un médecin accompagnateur, dédié à chaque session, fera la synthèse des deux audits, et invitera chaque participant à entrer dans une démarche pérenne de développement personnel continu.

LES HYPERSENSIBILITÉS DIGESTIVES NON IGE MÉDIÉES : DU DIAGNOSTIC À LA PRISE EN CHARGE

À côté des allergies alimentaires IgE médiées, les plus connues et de diagnostic en règle facile, les hypersensibilités digestives non IgE médiées sont d’individualisation plus récente, regroupant des pathologies répondant à des mécanismes physiopathologiques immunologiques très différents et pour certains encore mal connus (syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires et hypersensibilité au gluten non cœliaque).

Ces hypersensibilités alimentaires non IgE médiées, impliquant une réponse immunologique, sont de diagnostic plus difficile, du fait de la description de nouveaux phénotypes cliniques et de leur chevauchement possible. Elles doivent être différenciées également des « intolérances » alimentaires de mécanisme non immunologique, comme l’intolérance au lactose et l’intolérance aux « fermentable oligo-and disaccharides, monosaccharides and polyols (FODMAPs) » qui ont fait et continuent de faire la « une » de l’actualité. 

Ce programme de DPC doit permettre aux allergologues et aux pédiatres, les plus souvent confrontés dans leur pratique aux manifestations digestives de ces hypersensibilités non IgE médiées, d’améliorer leurs connaissances sur ces pathologies complexes, de réaliser une démarche diagnostique codifiée, aboutissant à une prise en charge adaptée.

Ce DPC est enrichi d’une réunion présentielle permettant aux participants non seulement d’apprendre à identifier les 5 principales hypersensibilités digestives non IgE médiées au travers de cas cliniques, mais également d’échanger sur leurs pratiques et de les évaluer par rapport à un référentiel.

Une réflexion pour conclure : ces hypersensibilités digestives non IgE médiées témoignent, s’il le fallait, du caractère transversal de la spécialité allergologique. Elles intéressent également les gastroentérologues d’enfant et d’adulte et constituent l’exemple même de pathologies justifiant une concertation pluri-disciplinaire.